Les femmes huissiers de justice unissent leur force !

Or être une femme dans ce métier est un véritable atout, estime Me Marie-Laure Vanlerberghe, seule représentante féminine dans une étude bordelaise composée de trois associés. « Notre sensibilité permet de résoudre en douceur les cas difficiles ». Même constat chez Me Marie Paule Houppe, une cinquantenaire qui affiche 25 ans de pratique à Lille : « Nous avons plus de doigté, faisons preuve de plus de psychologie. C’est à la fois lié à notre tempérament et notre professionnalisme ».
Mieux faire connaître la profession.

Physiquement et psychologiquement difficile, la profession aux dires des intéressées, n’en reste pas moins « intellectuellement et humainement très riche ». L’association Femmes huissiers de Justice compte bien « favoriser une meilleure compréhension du métier et de ses missions » notamment auprès des jeunes générations. Quant à savoir si sa pratique compatible avec une vie de famille, Me Marie-Laure Vanlerberghe rappelle que cette profession libérale, comme les autres, nécessite d’être bien organisée. « Notre statut nous donne l’avantage de pouvoir aménager notre emploi du temps » ajoute Maître Véronique Gaulin-Beddouk, maman de trois enfants. Peut être un argument de plus face au projet de loi Beteille qui vise à créer un statut d’huissier salarié…

Corinne Dillenseger

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